Maleonn

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Maleonn, photographe chinois né à Shanghai, de son vrai nom Ma Liang, né dans un camp de travail (enfin, de rééducation…) dans lequel son père, directeur d’opéra avait été interné avec sa femme.

Il réalise d’abord de nombreux courts métrages et devient l’un des créateurs publicitaires les plus en vogue. Il délaisse alors ce travail alimentaire qui ne laisse que peu de place à la création personnelle.

Rien n’est laissé au hasard dans ces compositions réalisées en studio, qui révèlent le malaise de la société chinoise qui s’occidentalise à grand pas.

http://www.maleonn.com

John Currin

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John Currin, peintre américain né en 1962, connaît suffisamment la peinture classique (en termes d’histoire comme de techniques) pour s’amuser à revisiter les standards et les détourner. Ses peintures sont souvent effectuées à partir de photographies.

C’est la caricature qui lui permet de jouer sur le décalage, non sans une critique comportementale qui occasionne quelque hilarité…

Les ex-libris d’Alphonse Inoue

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Qui est Alphonse Inoue?

Sous ce pseudonyme occidental se cache un artiste japonais dont on connaît très peu de choses, à part qu’il a réalisé des ex-libris, principalement, en utilisant crayons et fusains au lieu de la traditionnelle xylographie du pays.

Le choix du pseudo n’est pas innocent car le style se trouve à cheval entre l’influence japonaise (l’érotisme recherché, les figures aux proportions juvéniles) et occidentale (l’influence du symbolisme de la fin du XIX° siècle, en particulier, est évidente).

Dans ces jeux mythologiques ou Eros et Thanatos s’amusent à se poursuivre, la composition parfaite propose à l’oeil un voyage entre esthétisme et surréalisme.

Aurélie Filippetti

Propos de la ministre de la Culture pendant Angoulême 2013:

« la bande dessinée est un art populaire et une manière de faire lire les enfants »

 

« Populaire », certes, mais le terme est si souvent chargé de connotations que je me méfie…

« De faire lire les enfants »? Il existe pourtant aujourd’hui une belle offre de livres pour enfants justement; nous ne sommes plus dans les années 50. Et qu’est-ce que cela signifie exactement? Qu’ensuite ils aient envie de lire  de « vrais livres » (c’est à dire sans images)?!?

Et donc pas pour les adultes (elle ne doit pas connaître Maus, pour ne prendre qu’un exemple pourtant très connu).

 

Jack (Lang), reviens!!!

Philipe Roth cite Henry James

Philip Roth, qui a annoncé son retrait de l’écriture, a cité Henry James dans une interview. Une phrase ayant le métier d’écrivain pour objet:

« Nous travaillons dans le noir – nous faisons ce que nous pouvons – nous donnons ce que nous avons. Notre doute est notre passion, et notre passion notre travail. Le reste relève de la folie de l’art. »

C’est assez pertinent.

Michel Onfray et la vision spéciste

En voici un extrait:

« L’homme est un animal qui, pour vivre, a besoin d’illusions. L’animal, non. Les hommes ont donc inventé un ciel intelligible, des dieux, puis un dieu, un paradis et un enfer, sinon un purgatoire. Ils ont eu besoin d’un sacré qui permet à la pensée magique de se donner libre cours – de la secte à la religion, en passant par les divers cultes spirituels, intellectuels, philosophiques (adhérer à une école, avec un catéchisme, souscrire à une mythologie, à des rites, sacrifier à la notion de transcendance, récuser l’immanence, communier de façon tribale, etc.) Nous vivons dans la pensée magique… L’animal incarne le retour du refoulé qui nous gêne : il est, comme le nez au milieu de la figure, le rappel de ce que nous étions, sommes encore et serons toujours : un mammifère. D’où les rites de conjuration de cette animalité en nous. Au lieu de sculpter notre part animale, nous la détruisons avec véhémence. Notre acharnement à faire souffrir les animaux est en exacte relation avec la dénégation de notre part animale : quand un humain fait souffrir un animal, il jouit de n’en être pas un, du moins le croit-il, mais il montre par-là même la supériorité de l’animal sur l’homme : car seul ce dernier jouit de faire souffrir et de tuer, le premier tue pour manger et assurer la vie et la survie de son espèce. »

Pour lire l’intégralité:

http://mo.michelonfray.fr/entretiens/magazine-kaizen-juilletaout-2012/

Margo Ovcharenko

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Margo Ovcharenko, photographe russe plutôt jeune (née en 1989). et déjà une forte personnalité avec ses portrait d’une grande douceur, mettant en avant les peaux laiteuses et une certaine forme de nostalgie.

Son travail a été exposé à la Russian Tearoom en 2012 Gallery (http://www.rtrgallery.com/html.php?lang=fr&id=273)