What if… les affiches de Peter Stults

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Peter Stults est un graphiste new-yorkais qui s’est amusé à (re)créer des affiches de films contemporains (ou presque) dans un style des années 50 et 60. L’idée n’est pas totalement nouvelle, car la tendance est au rétro avez-vous remarqué?, et Stults s’est par ailleurs inspiré du travail d’un autre graphiste, Sean Hartter, dont vous pouvez contempler les oeuvres là: http://hartter.blogspot.fr/2009/11/misc.html

Loin de moi de minimiser le travail de Peter Stults car il est nécessaire de posséder une bonne connaissance des styles pour pouvoir les détourner et, plus simplement, d’avoir le déclic de la relation entre une mise en page ancienne codifiée et le thème d’un film récent. Le travail sur Drive, notamment, est assez judicieux. Celui de 2001 relève de l’hommage, on l’aura compris, et Lang le visionnaire, réalisateur du premier film ‘sérieux’ de SF, aurait probablement apprécié qu’on lui attribue le chef-d’oeuvre de Kubrick. Peter Sellers aurait été parfait pour interpréter Groundhog Day, on aurait pu porter son choix sur Buster Keaton, mais on aurait trop changé d’époque… Quand à Avatar, avec son florilège d’effets et de 3D, il s’inscrit parfaitement dans la mouvance des films spectaculaires des années 50 et de leur mise en valeur des écrans larges, stéréoscopie etc. dont la nouveauté servait d’appareil publicitaire.

Vous pourrez  admirer davantage du travail de Peter Stults à l’adresse suivante: http://www.behance.net/PeterStults

Robert Auer (1873–1952)

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En voilà un peintre oublié!

Croate, formé à l’académie de Vienne et celle de Munich au moment de l’art nouveau (très évident dans son oeuvre), il voyage et est influencé par les grands centres culturels européens. Il devient célèbre en temps que portraitiste de la haute bourgeoisie (si, si…), avec plus de 150 portraits réalisés.

C’est le seul croate à présenter son travail à l’exposition d’art nouveau de Munich en 1896 et est vite reconnu, en particulier après son exposition à Paris en 1906. Néanmoins, son oeuvre est largement sous-estimée (qui connaît son nom?) sauf par quelques collectionneurs avisés. D’ailleurs, la plupart des tableaux, dessins et aquarelles exposés lors de rétrospectives sont issus de collections particulières.

Il est surtout, on le comprend en regardant les reproductions de toiles présentées ici, un peintre de l’érotisme. Est joint également une photographie d’un modèle dans son atelier (à préciser qu’il photographiait lui-même ses modèles).

A noter également: les oeuvres étant peu exposées, les reproductions présentées ici sont issus de scans des catalogues, d’où leur piètre qualité.

Bernd Alois Zimmermann

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Je viens de tomber sur cette phrase de Zimmermann (1918-1970), compositeur du magnifique opéra « Die Soldaten » (1965), écrite à propos de sa période de mobilisation pendant la Seconde Guerre mondiale:

« À la place que nous devrions occuper à présent se trouve toujours et encore la génération plus ancienne, et quand nous nous y trouverons enfin, la plus jeune nous aura dépassés, si nous ne prenons pas garde. Voilà le cadeau que nous a offert le Reich millénariste pour compenser le fait de nous avoir volé notre jeunesse. »

Tout à fait exact. Les années allemandes de l’après guerre confirmeront ce constat.

Hey! Modern Art & Pop Culture 2ème édition

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Une très belle exposition à la halle saint-Pierre, encore une fois visitée avec ma fille Sélina. Consacrée en particulier à certaines formes d’art brut, mais pas seulement, car se côtoient les travaux d’une soixantaine d’artistes aux styles variés et n’entretenant pas forcément de rapport étroit avec l’expression de Dubuffet. Le principal trait commun entre ces personnalités tient en la réutilisation ou l’interprétation de la culture contemporaine et de l’art populaire.

Tout l’intérêt de ce dédale exaltant tient en sa variété, les supports utilisés, les propos (politiques, religieux, narratifs…), les styles. Une macédoine, ou un cabinet de curiosité c’est selon, plongeant ses racines dans l’effervescence contemporaine (les artistes sont majoritairement jeunes, ce qui encourage un regard direct sur l’actualité), souvent inspirés par la culture d’aujourd’hui, comme en témoignent les récupérations d’icônes, les assemblages et collages, ou encore la relecture moderne de classiques réinterprétés à la sauce surréaliste. Les sculptures très organiques de Choi Xooang (magnifique ailes constituées de mains), côtoient les crânes habillés de Jim Skull, les fouillis organisés et mono-maniaques du désormais classique Joe Coleman, le travail de Mike Davis exposant une collection de faux Brueghel ou Bosch qui auraient étudié Freud, Dali et Walt Disney, les livres sculptés de Brian Dettmer, ou les poupées Barbie déglinguées de Mariel Clayton. A côté des nouveaux venus, quelques classiques comme des planches de Winsor McCay, ou des dessins de l’épopée Bazooka du tournant 1980, ou même les dernières sculptures de Giger.

Cette expo mélange de Pop et de surréalisme se tient jusqu’au 23 Août 2013.

http://www.hallesaintpierre.org/2012/11/hey-modern-art-pop-culture-part-ii-2/