De la perte d’autonomie du geste et de la pensée

« La préparation est couronnée de succès lorsque les gens ont perdu tout contact avec leurs semblables aussi bien qu’avec la réalité qui les entoure ; car en même temps que ces contacts les hommes perdent à la fois la faculté d’expérimenter et celle de penser. Le sujet idéal du règne totalitaire n’est ni le nazi convaincu, ni le communiste convaincu mais l’homme pour qui la distinction entre fait et fiction (c.à.d. la réalité de l’expérience) et la distinction entre vrai et faux (c.à.d. les normes de la pensée) n’existent plus.« 
Hannah Arendt. Le système totalitaire. Éditions du seuil, 1972 (p.224) traduit de The Origins of totalitarism (part 3), édition originale : 1951

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