14 novembre 1925

Breton & Desnos, dans le catalogue de la première exposition surréaliste se tenant à la galerie Pierre à Paris:

« Le moment sera venu de nous séparer de tout ce qui nous a jamais retenus, de ne plus nous perdre aux jeux du cadran muet ou de la borne : 6.396.78. Désormais la nuit est reine ; rien ne saurait émouvoir ceux dont elle comble les maisons et les cœurs – rien, pas même le silence, à peine un dialogue d’insectes »

Pour taper des textes ou des informations à destination d’on ne sait où

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André Breton n’aurait sûrement pas renié cette machine tant son aspect mystérieux laisse une grande part à la poésie. Il s’agit surtout de ne pas savoir à quoi elle peut bien servir: la réduire à une fonction et surtout un fonctionnement au sens technique anéantirait son pouvoir poétique.

 

Noir comme l’éblouissement: L’ange du bizarre. Le romantisme noir de Goya à Max Ernst

Une très belle exposition,

Les textes présentant chaque salle sont éclairants. Le choix des toiles pertinent, même si l’on regrette quelques manques (le symbolisme n’est représenté que par quelques artistes, la musique est totalement absente).

Néanmoins, le parcours est fascinant, et bien évidemment, le parallèle avec notre époque ne peut manqué d’être effectué. Le rêve et le cauchemar: cette occulte part de notre esprit, manifestation des pulsions et désirs qui constituent notre terreau nous tend un miroir sur notre être secret et nos craintes les plus cachées. Elle est soigneusement escamotée de nos jours, ou pire, travestie dans le but d’être transformée en une valeur quantifiable et commercialisable pour le plus grand monde, détruisant la véritable catharsis des récits qui attaquaient et nourrissaient les racines de l’inconscient au profit de spectacles méticuleusement édulcorés.

Pourtant, le véritable effroi gothique, l’obscure clarté des forêts emprisonnantes, les créatures démoniaques et mon amie La Mort, méritent mieux qu’une récupération vestimentaire et cinématographique formatées en ces temps où le futur est sombre et où le constat de tout système politique, philosophique et économique est désormais amer et sans plus d’illusion, ce qui pourtant, à une époque, était à l’origine du romantisme noir.

http://www.musee-orsay.fr/index.php?id=649&L=0&tx_ttnews%5Btt_news%5D=35087&no_cache=1

Expo Dali

Il était temps, elle allait fermer.

Et pour en profiter, il fallait du courage: un mercredi en plein après-midi, il a fallu 1h30 pour y parvenir après moult queues.

Mais l’exposition valait le détour. Pas une grande quantité de toiles, mais un parcours thématique intelligent. Et assez d’oeuvres néanmoins pour s’attarder sur quelques travaux emblématiques et les analyser avec attention.

Je me demande encore quelle taille de pinceau il pouvait bien utiliser pour réussir à mettre autant de détails dans les éléments lointains et donc… petits…

Par contre, la signature, au fil de la carrière de Dali, a pris des dimensions mégalomaniaques, inversement proportionnelles à la qualité ou l’intérêt de ce travail plus contemporain.

myeongbeom kim, le signe détourné

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Posant son regard sur le ponde, il attend que des associations surgissent et leur donne corps dans des installations. L’assemblage des composants, à la manière des surréalistes, est souvent constitué d’un élément naturel avec un objet manufacturé. L’ensemble donne un sentiment d’équilibre, une certaine forme de sérénité même, grâce à la simplicité du processus et l’évidence des relations exposées.

http://www.myeongbeomkim.com/en/