Trois fois rien

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Trois fois rien.

(de Petra Mrzyk et Jean-François Moriceau; édité chez les Requins marteaux, 2006).

Et bien « trois fois rien », c’est un bon titre, mais le contenu de ce livre pavé, très bien imprimé, dément l’accroche: ce n’est que du bonheur page après page, et bien rempli. Avec une générosité dans le fouillis, un fringale d’essais de techniques, des idées en pagaille. Entre Topor et le Pop-art parfois. La mise en page laisse la part belle au blanc du fond et affiche de curieux déséquilibres dans le bon sens du terme. Certains personnages sont récurrents, et des thèmes ricochent de temps à autre au fil des pages, et l’on est emporté par un élan créatif que j’ai rarement vu.

Une merveille à découvrir.

Les ex-libris d’Alphonse Inoue

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Qui est Alphonse Inoue?

Sous ce pseudonyme occidental se cache un artiste japonais dont on connaît très peu de choses, à part qu’il a réalisé des ex-libris, principalement, en utilisant crayons et fusains au lieu de la traditionnelle xylographie du pays.

Le choix du pseudo n’est pas innocent car le style se trouve à cheval entre l’influence japonaise (l’érotisme recherché, les figures aux proportions juvéniles) et occidentale (l’influence du symbolisme de la fin du XIX° siècle, en particulier, est évidente).

Dans ces jeux mythologiques ou Eros et Thanatos s’amusent à se poursuivre, la composition parfaite propose à l’oeil un voyage entre esthétisme et surréalisme.