Hey! Modern Art & Pop Culture 2ème édition

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Une très belle exposition à la halle saint-Pierre, encore une fois visitée avec ma fille Sélina. Consacrée en particulier à certaines formes d’art brut, mais pas seulement, car se côtoient les travaux d’une soixantaine d’artistes aux styles variés et n’entretenant pas forcément de rapport étroit avec l’expression de Dubuffet. Le principal trait commun entre ces personnalités tient en la réutilisation ou l’interprétation de la culture contemporaine et de l’art populaire.

Tout l’intérêt de ce dédale exaltant tient en sa variété, les supports utilisés, les propos (politiques, religieux, narratifs…), les styles. Une macédoine, ou un cabinet de curiosité c’est selon, plongeant ses racines dans l’effervescence contemporaine (les artistes sont majoritairement jeunes, ce qui encourage un regard direct sur l’actualité), souvent inspirés par la culture d’aujourd’hui, comme en témoignent les récupérations d’icônes, les assemblages et collages, ou encore la relecture moderne de classiques réinterprétés à la sauce surréaliste. Les sculptures très organiques de Choi Xooang (magnifique ailes constituées de mains), côtoient les crânes habillés de Jim Skull, les fouillis organisés et mono-maniaques du désormais classique Joe Coleman, le travail de Mike Davis exposant une collection de faux Brueghel ou Bosch qui auraient étudié Freud, Dali et Walt Disney, les livres sculptés de Brian Dettmer, ou les poupées Barbie déglinguées de Mariel Clayton. A côté des nouveaux venus, quelques classiques comme des planches de Winsor McCay, ou des dessins de l’épopée Bazooka du tournant 1980, ou même les dernières sculptures de Giger.

Cette expo mélange de Pop et de surréalisme se tient jusqu’au 23 Août 2013.

http://www.hallesaintpierre.org/2012/11/hey-modern-art-pop-culture-part-ii-2/

Noir comme l’éblouissement: L’ange du bizarre. Le romantisme noir de Goya à Max Ernst

Une très belle exposition,

Les textes présentant chaque salle sont éclairants. Le choix des toiles pertinent, même si l’on regrette quelques manques (le symbolisme n’est représenté que par quelques artistes, la musique est totalement absente).

Néanmoins, le parcours est fascinant, et bien évidemment, le parallèle avec notre époque ne peut manqué d’être effectué. Le rêve et le cauchemar: cette occulte part de notre esprit, manifestation des pulsions et désirs qui constituent notre terreau nous tend un miroir sur notre être secret et nos craintes les plus cachées. Elle est soigneusement escamotée de nos jours, ou pire, travestie dans le but d’être transformée en une valeur quantifiable et commercialisable pour le plus grand monde, détruisant la véritable catharsis des récits qui attaquaient et nourrissaient les racines de l’inconscient au profit de spectacles méticuleusement édulcorés.

Pourtant, le véritable effroi gothique, l’obscure clarté des forêts emprisonnantes, les créatures démoniaques et mon amie La Mort, méritent mieux qu’une récupération vestimentaire et cinématographique formatées en ces temps où le futur est sombre et où le constat de tout système politique, philosophique et économique est désormais amer et sans plus d’illusion, ce qui pourtant, à une époque, était à l’origine du romantisme noir.

http://www.musee-orsay.fr/index.php?id=649&L=0&tx_ttnews%5Btt_news%5D=35087&no_cache=1

Expo Dali

Il était temps, elle allait fermer.

Et pour en profiter, il fallait du courage: un mercredi en plein après-midi, il a fallu 1h30 pour y parvenir après moult queues.

Mais l’exposition valait le détour. Pas une grande quantité de toiles, mais un parcours thématique intelligent. Et assez d’oeuvres néanmoins pour s’attarder sur quelques travaux emblématiques et les analyser avec attention.

Je me demande encore quelle taille de pinceau il pouvait bien utiliser pour réussir à mettre autant de détails dans les éléments lointains et donc… petits…

Par contre, la signature, au fil de la carrière de Dali, a pris des dimensions mégalomaniaques, inversement proportionnelles à la qualité ou l’intérêt de ce travail plus contemporain.

Visite de l’exposition Da Vinci à la Cité des sciences

Visite de l’exposition Da Vinci à la Cité des sciences avec ma fille Sélina.

Belle exposition bien faite, assez spectaculaire par moment grâce aux maquettes exposées. Dès l’entrée, des bornes interactives permettent de replacer la vie de Da Vinci dans son contexte historique au sens large.

Les problématiques explorées par l’inventeur (il ne s’agit pas tant de son travail de peintre plutôt que celui d’inventeur, musée des science oblige) sont développées avec des exemples de recherches contemporaines, comme en témoigne le projet d’oiseau autonome, ou celui de l’anguille, conçu autour de la même méthodologie de création consistant en une observation initiale des mécanismes naturels.

A noter que les non-voyants et mal-entendands sont les bienvenus: les visites étant également organisées en langage des signes et abondamment pourvues en plaques gravées en braille.

http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/expositions/leonard-de-vinci/

Visite du Cnam

Hier, visite de l’exposition consacrée aux robots.
Intéressante, bien évidemment, avec de nombreux specimens divers et de magnifiques jouets en fer sérigraphiés.
Néanmoins, une exposition un peu courte.
Du coup, enchaînement sur la collection permanente, impossible pour le coup à voir ou revoir d’un seul tenant.
A noter une cusiorité dont j’ignorais l’existence: un appareil d’Emile Reynaud, un praxinoscope stéréoscopique datant de… 1902, constitué de deux bandes animées associées à deux couronnes de prismes. En bref, le système du praxino, doublé pour correspondre chacun à une information à envoyer à chaque oeil par le biais d’un viseur. Etonnant.